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 La 87e brigade dans la bataille de Verdun

Après un séjour dans la région de Tahure, en début octobre 1915, où la 87e brigade est venue apporter son soutien aux unités impliquées dans la 2e bataille de Champagne et après une période de calme relatif dans le secteur de Troyon, la brigade est engagée dans la bataille de Verdun.

Depuis le 21 février 1916, la lutte reste violente devant Verdun mais le raz de marée allemand a été endigué à la suite des mesures prises par le général PÉTAIN. Les formidables observatoires du Mort-Homme et de la cote 304 guident les tirs précis des batteries françaises de la rive gauche de la Meuse qui entravent fortement la progression allemande sur la rive droite. Dès lors, ces deux points hauts deviennent les objectifs principaux de l'ennemi. L'offensive sur la rive gauche est lancée le 6 mars ; la prise de ces deux points stratégiques demandera trois mois aux Allemands. Le front sur la rive droite de la Meuse ne bougera pratiquement plus jusqu'à leur conquête. Les français profitent de cette pseudo accalmie sur la rive droite pour tenter de reprendre le terrain perdu, notamment, le fort de Douaumont conquis sans combattre, le 25 février 1916.

Le 11 avril, la 87e brigade se porte sur Verdun et cantonne au quartier Bevaux, à Senoncourt et à Landrecourt. Elle est mise à la disposition du 3e corps d'armée et intègre la 5e division.

Le 14 avril, le général RÉMOND assure le commandement du secteur Carrières, limité à l'est par le ravin de la fausse côte et à l'ouest par le boyau Simon. Ce terrain est occupé par les trois bataillons du 36e R.I. et deux bataillons du 120e R.I. Les deux bataillons de chasseurs relèvent, dans les tranchées du secteur de Fleury, des unités du 5e R.I. et le 3e bataillon du 120e R.I. qui se porte sur Souville. Le lendemain, une attaque est lancée par le 36e R.I. soutenu par deux compagnies du 120e R.I., sur le plateau au sud-est du fort de Douaumont. Quelques éléments de tranchées sont enlevés mais le Fortin n'a pu être conquis. À gauche de l'attaque, l'objectif n'a pu être atteint.

Le 16 avril, une contre-attaque allemande appuyée par un violent barrage d'artillerie, rejette les Français sur leur tranchée de départ.

Le 19 avril, après une sérieuse préparation d'artillerie, une opération française est déclenchée par le 120e R.I. sur le Fortin situé à l'intersection des tranchées Hanns et d'Hauterive et sur la tranchée de première ligne ennemie à l'est de ce fortin.

  • À droite, l'attaque ne progresse pas ; elle est stoppée par le terrain accidenté et par un barrage de grenades.
  • Au centre, la première ligne ennemie est abordée mais un violent feu d'infanterie et de mitrailleuses prend les unités de flanc.

À gauche, le Fortin est brillamment enlevé par le lieutenant ROUVÈS qui donnera son nom à l'ouvrage, et par ses hommes, faisant de nombreux prisonniers et récupérant un important matériel. Deux contre-attaques ennemies sont énergiquement repoussées. La position est organisée défensivement sous un déluge d'obus allemands.

 

Le lendemain, l'ennemi tente quelques actions sans succès ; l'artillerie reste toujours très active.

Les jours suivants, les Allemands continuent de pilonner le secteur de la brigade sans lancer d'opération d'infanterie.

Le 26 avril, la 87e brigade est relevée et se dirige dans l'Oise avec la 4e division.

Enfants de Stenay tués dans la bataille de Verdun

COLLIGNON PAUL

FRANCHET D'ESPÈREY Louis

GERARDIN Henri

FRANCIER Félix

GERVAIS PAUL

GILBERT Paul

JACOB Ernest

LEGENDRE Roger

LORIN Vital

MANGIN Léon

NOËL Pierre

DEBUINE Adolphe

LABILLE Émile