De Jean-Paul à son frère Serge,
Il fait gris sur la vie
Il manque un ami
La dame blanche l’attendait
Il fait lourd sur la nuit
Quand on est saisi
Par l’avalanche des regrets
On essaie d’inventer
Encore un peu sa présence
On essaie d’accepter
Toutes les raisons de son absence
À chacun sa vie
On l’a souvent dit
Sans jamais vraiment le penser
Il pleut de l’ennui
Sur tes vieux habits
Au souvenir du temps passé
J’écoute le sifflement du vent dans les arbres
On croirait qu’ils lancent un message
Sûr que c’est toi qui m’as parlé
Apportez-nous des verres
On va trinquer aux souvenirs
Allumez les lumières
À la mémoire de notre frère
Un jour viendra, on te rejoindra
Et ceux qui sont morts avant l’âge
Qu’ils nous attendent à leurs côtés
Ici, on est simplement de passage
En transit pour le long voyage
Celui dont on ne revient jamais.
Au revoir, frangin.
Jean-Paul