La permaculture, au jardin de Sonia

La permaculture, au jardin de Sonia.

 Si c'est la première année que Sonia Schoenenwald se lance dans ce genre de culture hors-sol à Stenay, elle maitrise parfaitement le sujet depuis de longue date. Dominique Marchand, également fan de bioculture la rejoint dans cette pratique de jardinage.

Un jardin en permaculture représente un système presque autonome, pérenne, où le jardinier laisse faire la nature au lieu d’aller contre elle. Il met à profit les interactions naturelles plutôt que de corriger en permanence un système rendu artificiel. Il compose avec la biodiversité et le recyclage naturel de la matière, plutôt que de viser la monoculture à grand renfort de pesticides et d’engrais chimiques. En un mot, il faut rendre à la terre ce qu’elle nous a donné. C’est là qu’entre en scène le compost : le compostage est indispensable en permaculture.

 En alternant des couches, de paille, de compost de bois, de tonte de pelouse, de cendre de bois, de fumier, on obtient tous les nutriments nécessaires à une bonne production de légumes, "je fais des lasagnes" me dit Dominique !

 C'est bien l'efficacité énergétique qui est toujours recherchée, que cela soit en évitant un travail inutile, faire d'un déchet une ressource, valoriser les services gratuits rendus par les écosystèmes, ou encore réduire les consommations et les déplacements.

 La permaculture est bien plus qu’une méthode de culture, c’est une philosophie, une démarche globale qui s’appuie sur une éthique reposant sur trois piliers : prendre soin de la Terre, prendre soin des humains, partager équitablement les ressources et les récoltes.

 Aux jardins de l'avenue des Tilleuls, plusieurs jardiniers amateurs deviennent adeptes de cette pratique de culture sur paille.

Sonia et Dominique, complices et naturels.

Une récolte qui s'annonce prometteuse en salades, courgettes, tomates, pommes de terre, radis, fraises, etc... malgré un travail du sol très limité voire inexistant pour ne pas perturber son équilibre.